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Braconnage: Biodiversité en Péril

Publié le Vendredi 05 septembre 2014 @ 14:46:01 par webmestre

Cas du Dernier des Cervidés Africains :
Le Cerf de Berbérie
Espèce Protégée en Algérie


En Algérie le cerf de berbérie est protégé et a bénéficié d'une protection totale par le biais du décret 83-509 du 20 aout 1983, relatif aux espèces animales non domestique protégées. Une réduction dramatique de ses effectifs a été constaté , certains scientifiques parlent d'isolement prolongé de ses populations, d'autres favorisent l'idée de la surexploitation excessive de ses ressources, mais la réalité terrain fait ressortir un autre phénomène qui a fait couler beaucoup d'encre, à l'échelle National et International, c'est le braconnage

Les différents auteurs s'accordent pour définir le braconnage comme une pratique illégale de la chasse et de la pêche soit parce que l'espèce est protégée, soit les périodes de chasse ne sont pas respectées, absence de permis de chasse, soit dans un domaine privé ou bien chasser par des moyens non autorisés.
Le braconnage se pratique généralement au détriment de la gestion durable de nos ressources naturelles. Son influence sur le cerf de Berbérie dans son aire naturelle est toujours méconnue. Très peu d'informations existent, néanmoins nous constatons que ce fléau persiste toujours, la seule variable qu'on peut définir est son intensité.
Les faibles résultats enregistrés au niveau de son aire de répartition résiduel pendant les dénombrements au brame démontrent de la faible concurrence destinée à assurer le succès reproducteurs des mâles. L'aire de répartition étant importante, les quelques noyaux qui persistent encore ce manifestent peu. La lutte anti-braconnage est quasiment inexistante, ce qui a permis aux « braconniers » tout le loisir de le poursuivre à l'affût dans ses remises ou « madjen » ou bien à l'approche pendant le brame, période pendant laquelle sa vigilance est réduite. Le cerf est abattu pour sa chair, le trophée qui constitue une preuve est laissé sur place.
Face à l'ampleur prise par le braconnage, les pouvoirs publics ont promulgué en juillet 2006 une nouvelle ordonnance augmentant sensiblement l'amende de 200 000DA à 500 000 DA et prévoyant de la prison ferme : de un an à trois ans.
Ce texte de loi définit en premier lieu les espèces animales menacées d'extinction. Il s'agit des «espèces de faune sauvage faisant l'objet d'atteinte importante entraînant un risque certain d'extinction et qui de ce fait, méritent une attention particulière et des mesures de protection et de préservation stricte punissant sévèrement tout braconnage».



La liste de ses espèces est dressée dans l'article 3 de l'ordonnance, alors que l'article 4 interdit formellement leur chasse, leur capture, leur détention et leur commercialisation. Seule la capture de spécimens de ses animaux à des fins exclusives de recherche scientifique peut être autorisée. Même les personnes qui contribuent ou aident à la chasse, à la capture, au transport où à la commercialisation de ses espèces sont passibles d'une peine d'emprisonnement d'un à deux ans et d'une amende de 10 à 30 millions de centimes.
Malheureusement même ces peines n'ont pas l'air de dissuader les braconniers et d'autres destructeurs, puisque on constate ces derniers temps de plus en plus de personnes s'adonnent à la chasse illégale du cerf de berbérie à l'Est Algériens.
L’ordonnance n°06-05 du 15 juillet 2006 relative à la protection et à la préservation de certaines espèces animales menacées de disparition cite le cerf de Berbérie comme espèce menacée de disparition.
Cela n ’a pas empêché qu’elle fasse l'objet, récemment, d'une traque en règle par des braconniers et autres chasseurs du côté des forêts de Zitouna, Ain Kerma, Bouhadjar et celle de Bouabad dans la commune de Asfour jusqu'à Trebli et Bounefa dans la commune de Chihani.
Convoité pour sa viande, son foie dont le prix avoisine les 10000 DA le kg ainsi que sa peau, ce noble animal difficile à chasser se découvre en cette période automnale propice à la fécondation, et se met en danger face à ses prédateurs. Etat de fait déploré par bon nombre de gens qui ont appris, il y a quelques jours, du côté de la bande frontalière qu'un faon a été abattu par un chasseur qu'ils n'ont pu identifier.
A ce rythme, le cerf de Berbérie, connaîtra le même sort que les espèces qui sont exterminés à jamais cas de la panthère, le lion, etc.
Lorsqu'on assiste à ce genre de massacre envers notre biodiversité, on est en droit de se poser des questions :
- Quelle stratégie doit-on adopté pour diminuer le phénomène du braconnage qui risque de détruire notre biodiversité ?
- Ceux qui braconnent sont -ils conscients de la valeur réelle d'une espèce protégée ?
Enfin, M. Tayar Mohamed, conservateur des forêts de la wilaya d'El-Tarf a déclaré que quand bien même la chose reste un problème de conscience et l'affaire de tous, un plan spécial a été mis en place pour protéger cet animal noble.
A l ’échelle du pays, le braconnage dont est victime le cerf de berbérie et même d ’autre espèces est le fait d ’une petite minorité mais avec une grande capacité de nuisance.
Un seul cerf abattu et c ’est le repeuplement d ’une région qui est hypothéqué. Que dire quand ce sont plusieurs spécimens tués chaque année?
Ce sont aussi tous les efforts consentis par de nombreux acteurs scientifiques qui ont veillé à entretenir et à reproduire le cerf de berbérie en captivité aux fins de le réintroduire dans son habitat naturel qui partent ainsi en fumée, parce que quelques inconscients de la gachette qui, le temps d ’une battue, vont changer le cours d ’une belle histoire.
Autant pour le cerf de berbérie que pour les autres espèces menacées, la sensibilisation et la prise de conscience aussi bien des populations urbaines que rurales sont la clé de voûte de toute action de préservation de ces espèces.
L’action répressive est aussi de mise dans ce cas: renforcer l ’arsenal juridique par des peines encore plus sévères à l ’égard des braconniers et procéder à la surveillance des spécimens de cervidés lâchés dans la nature par des procédés technologiques avancés: l ’implantation de puces GPS. Cela servira à la fois à une meilleure protection grâce à une localisation en temps réel, mais aussi aux scientifiques de mieux suivre le cheminement de ces cervidés dans leur habitat naturel.

B. Zemiti





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